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Comment choisir le bon prestataire pour créer son site web?

Un beau portfolio, une note de 4,9 et un badge en bas de page ne disent pas tout. Voici ce qu’il faut vérifier avant de confier votre site à quelqu’un, et comment comparer des soumissions qui ne se ressemblent pas.

Vous avez trois soumissions sur la table, et elles ne se ressemblent pas. L’une tient en une page, l’autre en douze. Les prix vont du simple au triple. Chaque prestataire montre de beaux exemples, de bonnes notes et parfois un prix ou un badge en bas de page. Pour choisir le bon prestataire, il faut regarder ailleurs : ce qui se vérifie compte plus que ce qui s’affiche, et une soumission se lit ligne par ligne, pas au total.

Des réalisations comparables à votre projet

Un portfolio montre ce qu’un prestataire sait faire de mieux. Il ne dit pas s’il sait faire votre projet. Cherchez des réalisations qui ressemblent au vôtre : la même taille, le même type de site, les mêmes contraintes. Un studio qui livre de belles boutiques n’est pas forcément à l’aise avec un site institutionnel bilingue, et l’inverse est vrai aussi.

Visitez ces sites vous-même, sur votre téléphone, pas seulement les captures du portfolio. Sont-ils encore en ligne? Le contenu est-il à jour, signe que le client arrive à le modifier? C’est le test que nous vous invitons à faire sur nos réalisations.

Demandez ensuite quel a été le rôle exact du prestataire. Design, développement, rédaction, ou seulement l’entretien d’un site conçu par d’autres? Les agences travaillent souvent à plusieurs, et la sous-traitance n’a rien d’anormal. Ce qui compte, c’est de savoir qui fera votre site, et qui vous répondra quand quelque chose ne fonctionnera plus.

Les avis Google, avec du recul

Les avis Google sont utiles, à condition de les lire au lieu de regarder la note. Un avis qui décrit le projet, le délai ou la façon dont un problème a été réglé vaut plus que dix « Excellent service » sans détail. Lisez aussi les réponses du propriétaire, surtout aux avis négatifs. Le ton d’une réponse à une critique annonce celui de la relation à venir.

Le nombre d’avis se lit avec prudence. Un studio qui livre peu de projets, mais de gros, en aura toujours moins qu’une agence qui en livre beaucoup. Méfiez-vous plutôt des notes parfaites arrivées en rafale. Google interdit les avis payés, les avantages offerts en échange d’un avis et la sollicitation sélective d’avis positifs, mais tous ne sont pas repérés.

Le complément le plus utile aux avis reste simple : demandez les coordonnées de deux clients, idéalement pour des projets proches du vôtre, et appelez-les.

Prix, badges et certifications : ce qu’ils prouvent vraiment

Un logo de prix ou de partenaire rassure. Avant de lui donner du poids, demandez ce qu’il a évalué.

Les concours commerciaux, d’abord. Le Prix Choix du consommateur, par exemple, désigne une entreprise par catégorie et par région. Selon son site, il combine des évaluations de consommateurs, des recherches en ligne et des résultats d’intelligence artificielle, après avoir écarté les entreprises qui posent un problème juridique ou éthique. Le site ne dit pas combien de consommateurs sont consultés, ni le poids de chaque source, ni ce que le prix coûte au lauréat. Ce n’est pas un mauvais signe en soi. Mais si un prestataire met ce prix en avant, demandez-lui comment il l’a obtenu et ce que l’utilisation du logo lui coûte.

Les badges de partenaires disent autre chose. Le badge Google Partner récompense la gestion de campagnes Google Ads : il exige un budget publicitaire géré, un score d’optimisation minimal et des employés certifiés Google Ads. Il ne dit rien de la qualité d’un site web. Le programme de partenaires de Shopify est gratuit et tout le monde y entre au premier palier; seuls les paliers supérieurs, attribués selon les résultats, distinguent un prestataire.

Les certifications techniques valent par ce qu’elles mesurent. Un examen réussi sur l’accessibilité, l’hébergement infonuagique ou une plateforme prouve des connaissances, pas la qualité d’un site livré. Les prix de design, eux, récompensent l’apparence, rarement la vitesse ou la facilité à modifier le site.

Un prix peut être un indice positif. Il ne remplace pas une évaluation concrète du travail livré, et c’est justement ce que vous pouvez faire vous-même.

La qualité technique se vérifie avant de signer

Pas besoin d’être développeur pour juger la qualité technique d’un prestataire. Quelques tests gratuits, sur son propre site et sur deux ou trois sites qu’il a livrés, suffisent.

La vitesse, d’abord. Passez les adresses dans PageSpeed Insights de Google ou dans notre test de vitesse, en version mobile. Google recommande que le contenu principal d’une page s’affiche en 2,5 secondes au plus. C’est l’un des trois indicateurs Core Web Vitals, qui mesurent la vitesse et la stabilité des pages. Un score parfait n’est pas exigé. Des pages qui peinent à s’afficher sur téléphone, sur le site même du prestataire, sont un mauvais signe.

Parcourez ensuite le site au clavier, sans souris, avec la touche Tab. Voyez-vous toujours où vous êtes? Pouvez-vous ouvrir le menu et envoyer le formulaire? Un prestataire qui prend l’accessibilité au sérieux le montre d’abord sur son propre site, souvent avec une déclaration d’accessibilité, comme la nôtre.

Regardez enfin comment le site apparaît dans Google : chaque page a-t-elle un titre et une description qui lui sont propres? Et pour la sécurité, une question suffit souvent : qui met le site à jour, et à quel rythme? Un site WordPress livré puis laissé sans mises à jour devient vite une cible.

Transparence et propriété : votre site doit être à vous

C’est le point qu’on oublie le plus, et celui qui coûte le plus cher plus tard. Le jour où vous changez de prestataire, tout ce qui est à son nom devient un problème.

Le nom de domaine doit être enregistré au nom de votre entreprise, avec une adresse courriel qui ne partira pas avec un employé. Même chose pour l’hébergement, les comptes Google (Analytics, Search Console, Tag Manager) et le compte Cloudflare s’il y en a un. Votre prestataire y accède comme invité, avec ses propres identifiants.

Les licences des extensions payantes posent la même question. Si elles sont au nom du prestataire, demandez ce qui se passe à la fin du contrat. Le site garde ses extensions, mais souvent sans mises à jour ni support une fois la licence expirée.

Demandez aussi si un autre développeur pourra reprendre le site. Un thème développé pour vous, avec un minimum de documentation, se reprend. Un site bâti sur un outil maison que seul son auteur sait faire évoluer vous lie à lui pour longtemps.

Exigez enfin un accès administrateur complet, pas un compte d’éditeur limité. Vous ne vous en servirez peut-être jamais, mais personne ne pourra vous tenir en otage. Sur les sites que nous livrons, le nom de domaine, l’hébergement et l’accès administrateur sont à votre nom : nous préférons garder nos clients par la qualité du travail que par contrainte.

Après la mise en ligne

Un site n’est pas terminé le jour du lancement. Il demande des mises à jour, des sauvegardes, une surveillance, et quelqu’un qui réagit quand un formulaire cesse d’envoyer ses courriels.

Posez la question avant de signer : que se passe-t-il le lendemain du lancement? Certains prestataires proposent un forfait de maintenance, d’autres vous remettent le site et la responsabilité qui va avec. Les deux se défendent, à condition que ce soit écrit. Ce qui ne se défend pas, c’est le flou : un site que tout le monde croit entretenu, et que personne ne met à jour.

Faites préciser qui vérifie le site après les mises à jour, où sont les sauvegardes et si on a déjà essayé de les restaurer, qui renouvelle les licences, et qui intervient si le site est piraté. Vous pouvez très bien gérer tout ça vous-même. Si vous préférez le confier, nos forfaits de maintenance détaillent ligne par ligne ce qui est inclus, et ce qui ne l’est pas.

Comparer les soumissions autrement que par le prix

Revenons aux trois soumissions du début. Si l’une tient en une page et l’autre en douze, ce n’est pas une question de style : elles ne décrivent probablement pas le même site. Un écart de prix du simple au triple s’explique presque toujours par ce qui est inclus, ou oublié. Pour comparer, il faut savoir précisément ce que chacune comprend. Vérifiez ces points dans chaque soumission, et posez la question quand l’un d’eux manque :

  • Le design : des maquettes sont-elles prévues, pour quelles pages, avec combien de rondes de corrections?
  • Le nombre de pages, et surtout le nombre de sections différentes à concevoir. Dix pages bâties sur les mêmes sections demandent moins de travail que six pages toutes différentes.
  • Les fonctionnalités : formulaires, réservation, boutique, espace membre, liens avec vos outils.
  • Les langues, et qui s’occupe de la traduction.
  • Le contenu : qui rédige les textes, qui fournit les images, qui monte les pages.
  • Ce qui est inclus d’office : vitesse mesurée, accessibilité avec un niveau visé, structure bien lue par Google (titres, balises, plan du site), sécurité, redirections de l’ancien site.
  • La formation, la documentation et la garantie après la mise en ligne.
  • Les coûts récurrents : hébergement, licences, maintenance, abonnements.

Une soumission qui reste floue sur ces points n’est pas forcément moins chère. Elle repousse les questions à plus tard, quand chaque ajout se facture à part. Et une soumission plus élevée qui inclut la vitesse, l’accessibilité et la maintenance peut coûter moins cher en trois ans qu’une soumission basse qui les oublie.

La précision d’une soumission est déjà un indice de sérieux. Pour nos projets, une analyse précède la soumission, qui détaille les pages, les fonctionnalités et les extensions prévues. Le projet est ensuite vendu au forfait, sur ce périmètre écrit.

Choisir le bon prestataire : les questions à poser avant de signer

Gardez cette liste sous la main pendant vos rencontres :

  • Pouvez-vous me montrer deux sites comparables au mien, encore en ligne, et me dire ce que vous y avez fait?
  • Qui fera le design et le développement de mon site?
  • Puis-je parler à deux de vos clients?
  • Le nom de domaine, l’hébergement et les comptes seront-ils à mon nom, avec un accès administrateur complet?
  • Un autre développeur pourra-t-il reprendre le site?
  • Qu’est-ce qui est inclus après la mise en ligne, et qu’est-ce qui sera facturé à part?
  • Quels coûts récurrents dois-je prévoir chaque année?
  • Que se passe-t-il si le projet prend du retard, ou si je change d’avis en cours de route?

Un prestataire sérieux répond à ces questions sans détour. S’il hésite sur la propriété de votre site, vous avez votre réponse.

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