Combien coûte un site web? C’est souvent la première question, et la réponse honnête commence par d’autres questions. Un site de cinq pages et une boutique bilingue de deux cents produits ne se chiffrent pas plus de la même façon qu’un vélo de ville et un van aménagé. Voici ce qui fait le prix d’un site, nos prix de départ pour les projets les plus courants, et les coûts qui arrivent après la mise en ligne, ceux qu’on oublie quand on compare.
Ce qui fait le prix d’un site web
Le nombre de pages compte moins qu’on le croit. Ce qui coûte, c’est le nombre de sections différentes à concevoir et à développer : un bloc d’équipe, une grille de services, un témoignage, un formulaire. Dix pages bâties avec les mêmes sections demandent moins de travail que six pages qui ne se ressemblent pas.
Le design pèse ensuite. Des maquettes pour chaque gabarit, validées avec vous avant le développement, prennent du temps, et en font gagner beaucoup plus tard. Le contenu aussi : des textes et des images prêts à intégrer n’ajoutent rien au prix, alors qu’un contenu à rédiger, à traduire ou à reprendre d’un ancien site s’ajoute au projet.
Chaque langue en plus multiplie le travail sur tout ce qui s’affiche : pages, menus, formulaires, courriels de confirmation. Les fonctionnalités font le reste. Un formulaire de contact est simple; une prise de rendez-vous, une boutique, un espace membre ou un lien avec votre CRM sont des projets dans le projet. Et si le site en remplace un autre, la migration du contenu et la redirection de chaque ancienne adresse font partie du prix.
Ce qui ne devrait pas faire varier le prix, en revanche : la vitesse, la sécurité et l’accessibilité. Chez nous, elles sont incluses d’office, comme la ceinture de sécurité dans une voiture. Ce ne sont pas des options qu’on ajoute à la fin.
Combien coûte un site web : nos prix de départ
Une fourchette aurait peu de sens. Un site vitrine peut compter cinq pages et quatre gabarits, ou deux cents pages et quarante gabarits différents. Voici plutôt nos prix de départ, avant taxes, pour un projet simple de chaque type :
| Type de site | À partir de |
|---|---|
| Site vitrine | 2 500 $ |
| Site vitrine bilingue | 4 000 $ |
| Boutique en ligne (Shopify ou WooCommerce) | 8 000 $ |
Ce qui fait monter un projet au-dessus de ce prix, c’est presque toujours la même chose : plus de sections différentes, du contenu à produire, une langue de plus ou une fonctionnalité qui demande du développement. Le prix de votre projet, lui, est fixé par la soumission, sur un périmètre écrit.
Comparez ces prix avec ceux d’autres prestataires, mais à périmètre égal. Un prix de départ ne dit rien tant qu’on ne sait pas ce qu’il comprend : maquettes ou non, nombre de gabarits, langues, fonctionnalités, et ce qui est inclus d’office.
Les coûts après la mise en ligne
Le prix du site n’est que le début. Quand vous comparez deux soumissions, ajoutez ce que le site coûtera chaque année, parce que ces montants durent plus longtemps que le projet.
Le nom de domaine est la plus petite ligne : un domaine .ca se renouvelle autour de 14 $ US par année chez un registraire comme Namecheap. L’hébergement varie davantage. Un hébergement WordPress infogéré commence autour de 28 $ US par mois chez WP Engine et de 30 $ US chez Kinsta, en paiement annuel. Cloudways gère un serveur infonuagique pour vous à partir de 11 $ US par mois. Nous expliquons comment choisir dans notre article sur l’hébergement.
Viennent ensuite les licences des extensions payantes, comme ACF Pro, Gravity Forms ou Polylang Pro, à renouveler chaque année. Et l’entretien : mises à jour, sauvegardes, surveillance. Vous pouvez le faire vous-même, les licences restent alors à votre charge. Si vous préférez le confier, nos forfaits de maintenance vont de 125 $ à 375 $ par mois, et les licences des extensions que le site utilise y sont incluses. Les nouvelles pages et les nouvelles fonctions se font à part, en banque d’heures.
Thème acheté, constructeur ou Wix : moins cher au départ
Un thème acheté, un constructeur de pages ou une plateforme comme Wix coûtent moins cher au lancement. Pour un premier site ou un très petit budget, c’est un choix défendable.
La différence se paie plus tard. Un site lent qu’il faut optimiser, des licences et des abonnements qui s’empilent, une mise en page qui se défait au fil des modifications, et une refonte qui arrive plus tôt que prévu. Nous comparons ces options dans notre article sur Elementor, Divi et les thèmes. Sur cinq ans, le site le moins cher au départ n’est pas toujours celui qui coûte le moins.
Ce qui fait grimper la facture sans qu’on le voie
Les dépassements viennent rarement de la technique. Ils viennent du projet lui-même.
Le contenu qui arrive en retard, d’abord. Le développement s’arrête, ou avance avec des textes provisoires qu’il faudra reprendre. Le périmètre qui bouge ensuite : une section ajoutée ici, une fonction imaginée en cours de route là, chacune raisonnable, toutes ensemble beaucoup moins. Et les validations qui traînent, surtout quand cinq personnes doivent approuver chaque maquette.
La parade est simple, même si elle demande de la discipline : une personne qui décide du côté de l’entreprise, un contenu prêt avant le développement, et les idées nouvelles notées pour une deuxième phase plutôt que glissées dans la première.
Obtenir une soumission juste
Plus votre demande est précise, plus la soumission l’est. Avant de contacter des prestataires, préparez :
- Les objectifs du site : ce qu’il doit vous apporter, en demandes, en ventes ou en temps gagné.
- La liste des pages prévues, même approximative, et les sections qui vous semblent nécessaires.
- L’état du contenu : prêt, à mettre à jour ou à rédiger.
- Les langues, les fonctionnalités et les outils avec lesquels le site doit communiquer.
- Deux ou trois sites que vous aimez, et pourquoi.
- Votre budget, même en fourchette, et la date à laquelle le site doit être en ligne.
Avec ces éléments, les soumissions décrivent le même projet, et deviennent enfin comparables. C’est le sujet de notre article sur le choix d’un prestataire, et la façon dont nous travaillons sur nos sites WordPress : une analyse d’abord, une soumission sur un périmètre écrit ensuite.