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Mise en ligne d’un site : la liste de vérification avant le lancement

Un site peut être magnifique et invisible dans Google, ou recevoir des demandes que personne ne lit. Voici ce que nous vérifions avant chaque mise en ligne, et pourquoi.

La mise en ligne d’un site est le moment où tout a l’air terminé. C’est aussi celui où se glissent les erreurs les plus coûteuses, parce qu’elles ne se voient pas le jour même. Le site s’affiche. Il est beau. Tout le monde est content. Trois semaines plus tard, on découvre que Google ne l’indexe pas, ou que les demandes du formulaire partaient dans les indésirables. Voici ce que nous vérifions avant chaque lancement, à l’étape d’assurance qualité, et pourquoi.

Le domaine et le HTTPS

Votre site ne doit exister qu’à une seule adresse. Avec ou sans « www », mais pas les deux : l’une redirige vers l’autre. Même chose pour HTTP, qui redirige toujours vers HTTPS. Le certificat se renouvelle automatiquement, sinon il expirera un vendredi soir.

Si le site remplace un ancien, la bascule se prépare quelques jours avant : la durée de vie des enregistrements DNS est réduite pour que le changement se propage vite. Et les enregistrements du courriel restent intacts. Un domaine qui change de serveur ne doit pas emporter vos boîtes courriel avec lui.

La case qui rend un site invisible

Pendant le développement, la copie de travail du site est cachée aux moteurs de recherche. Dans WordPress, c’est une case des réglages de lecture : « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site ». Elle est indispensable avant le lancement. Oubliée après, elle rend le site invisible dans Google, sans aucun message d’erreur.

C’est l’erreur de lancement la plus courante, et la plus bête. Nous la vérifions deux fois : dans les réglages, puis dans le code source de la page d’accueil en ligne, où aucune balise noindex ne doit rester.

Les anciennes adresses

Si le nouveau site en remplace un, chaque adresse qui compte doit mener quelque part. Les pages qui reçoivent des visites, celles que d’autres sites citent, celles que vos clients ont en favori : toutes reçoivent une redirection permanente (301) vers leur nouvelle page. Sans elle, Google et vos visiteurs tombent sur une erreur 404, et le trafic de ces pages disparaît.

Les redirections se testent avant le lancement, puis une seconde fois juste après, sur le site en ligne. Google recommande de les garder au moins un an. Le détail de cette méthode est sur notre page refonte de site web.

Les formulaires et les courriels

Chaque formulaire est envoyé pour vrai, de bout en bout. Le message arrive-t-il à la bonne personne? Dans la boîte de réception, pas dans les indésirables? Le visiteur reçoit-il la confirmation prévue, avec le bon texte?

Ce test révèle souvent un problème. Le site envoie ses courriels directement depuis le serveur, et ils sont vus comme suspects. Un service d’envoi spécialisé, branché par une extension SMTP, et des enregistrements d’authentification du domaine (SPF, DKIM) règlent le problème. Nous en parlons dans notre liste des extensions WordPress indispensables.

La Loi 25, dès la première visite

Un site qui recueille des renseignements personnels, ne serait-ce que par un formulaire de contact, doit publier une politique de confidentialité en termes simples et clairs (article 8.2 de la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé). Elle est en ligne au lancement, accessible depuis chaque page.

Les outils de mesure et les pixels publicitaires attendent le choix du visiteur. Pour le vérifier, ouvrez le site dans une fenêtre de navigation privée, sans toucher au bandeau de consentement. L’onglet Réseau des outils de développement du navigateur liste tout ce que la page envoie. Rien ne doit encore partir vers Google ou vers un réseau publicitaire. Certains réglages de Google le contournent sans prévenir, comme nous l’expliquons dans notre article sur Google Tag Manager.

La mesure et la Search Console

Une fois le consentement donné, les outils de mesure doivent fonctionner. Nous vérifions que Google Analytics reçoit bien les visites et que les conversions (une demande envoyée, un achat) remontent comme prévu. Un site lancé sans mesure fiable, c’est un premier mois de données perdu.

Le site est ensuite déclaré dans la Search Console de Google. Le plan du site lui est soumis, et l’indexation des pages principales est demandée. C’est aussi là que Google signalera, dans les semaines suivantes, les pages qu’il n’arrive pas à lire.

Vitesse, appareils et accessibilité

Le site est testé sur de vrais téléphones, pas seulement dans un navigateur rétréci. Les pages principales passent par un test de vitesse, comme notre test gratuit, pour repérer une image oubliée à cinq mégaoctets. Et nous parcourons le site au clavier, sans souris : chaque lien et chaque bouton doivent être atteignables, avec un contour visible. Les contrastes et les textes alternatifs des images sont vérifiés au passage.

Les accès, à votre nom

Le jour du lancement, chaque compte doit appartenir à l’entreprise : nom de domaine, hébergement, Google Analytics, Search Console, Tag Manager, Cloudflare s’il y en a un. Votre prestataire y a accès comme invité. Le jour où vous changez de prestataire, vous n’avez rien à récupérer.

La liste de vérification pour la mise en ligne d’un site

Voici notre liste de vérification, à imprimer ou à copier :

  • Une seule adresse pour le site, HTTPS partout, certificat renouvelé automatiquement.
  • Enregistrements du courriel intacts après la bascule.
  • Case « ne pas indexer » décochée, aucune balise noindex dans le code.
  • Une redirection 301 pour chaque ancienne adresse qui compte, testée avant et après.
  • Chaque formulaire envoyé pour vrai, courriels reçus ailleurs que dans les indésirables.
  • Politique de confidentialité publiée, aucune mesure avant le consentement.
  • Google Analytics et conversions vérifiés après consentement.
  • Site déclaré dans la Search Console, plan du site soumis.
  • Tests sur téléphone, au clavier et en vitesse.
  • Tous les comptes au nom de l’entreprise.

Les premières semaines après le lancement

Le lancement n’est pas la fin. C’est le début de la période où les problèmes discrets se révèlent.

Dans les jours qui suivent, la Search Console commence à signaler ce que Google n’arrive pas à lire : une page en erreur, une redirection qui tourne en rond, une page exclue par erreur. Un nouveau parcours complet du site, avec un robot d’exploration, attrape les liens cassés que personne n’a vus. Les statistiques de visites montrent si une ancienne page très consultée renvoie maintenant vers une erreur.

C’est aussi le moment de vérifier que la routine tourne : la première sauvegarde automatique existe et se restaure, la surveillance prévient si le site tombe, et les formulaires reçoivent toujours de vraies demandes.

Rien de spectaculaire. Mais c’est là qu’un lancement réussi se distingue d’un lancement chanceux. Nos forfaits de maintenance prennent le relais une fois le site en ligne.

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