Aller au contenu

Conception de site web et référencement : ce qui se décide avant la mise en ligne

Un site bien lu par Google se décide en partie avant la première ligne de texte. Voici ce que la conception règle, ce qu’elle ne règle pas, et les idées reçues à laisser de côté.

On pense souvent au référencement après coup, une fois le site en ligne et le trafic en attente. Pourtant, une partie de ce que Google comprend de votre site se décide pendant sa conception. Une conception de site web soignée ne vous classera pas premier : Google rappelle lui-même qu’aucun secret ne place un site en tête des résultats. Elle évite surtout les obstacles qui l’empêchent de lire correctement vos pages. C’est une base, et elle devrait être incluse dans tout site, pas vendue en option.

Ce que la conception de site web décide

Des adresses claires et stables, d’abord. Chaque page a la sienne, lisible (/expertises/maintenance/ plutôt que /?p=378), et elle ne change pas au gré des réorganisations. Une adresse qui change sans redirection, c’est une page que Google doit redécouvrir, et un lien qui ne mène plus nulle part.

Une structure que Google comprend. Les menus, les liens entre les pages et les titres de chaque page dessinent une carte du site. Une page importante reliée depuis l’accueil et les pages voisines est vue comme importante. Une page orpheline, que rien ne relie, a du mal à exister.

Des titres et des descriptions modifiables, page par page. Le titre qui s’affiche dans l’onglet et dans les résultats de Google, et la courte description en dessous, doivent pouvoir s’écrire pour chaque page, sans demander au développeur. Sur nos sites WordPress, ce sont deux champs dans l’éditeur.

Un site rapide, surtout sur téléphone. Google indexe la version mobile de votre site, c’est donc elle qui compte. Il utilise aussi les Core Web Vitals, ses mesures de la vitesse et de la stabilité d’une page, dans ses systèmes de classement. Avec une nuance qu’il précise lui-même : la pertinence du contenu passe d’abord. Un site rapide ne compense pas une page qui ne répond pas à la question.

Des données structurées, enfin. Ce sont des informations rangées dans un format que Google lit directement : le nom et les coordonnées de l’entreprise, l’auteur et la date d’un article, le fil d’Ariane. Elles rendent une page admissible à des résultats enrichis, sans les garantir, comme Google le précise.

Pour un site bilingue, la conception décide aussi comment chaque version est déclarée à Google. Nous l’expliquons dans notre comparatif Polylang ou WPML.

Ce qu’une conception ratée peut cacher à Google

Certaines erreurs de construction rendent du contenu invisible, sans que personne s’en aperçoive à l’écran.

Des liens qui n’en sont pas. Google suit les liens écrits comme de vrais liens HTML, avec une adresse. Un menu dont les entrées réagissent au clic par un script, sans adresse derrière, peut mener le visiteur partout et Google nulle part.

Du contenu qui n’apparaît qu’après un geste. Un texte chargé seulement quand on fait défiler un carrousel ou qu’on clique sur un bouton risque de ne jamais être lu : Google rappelle que son robot ne clique pas et ne fait pas glisser. Des onglets et des accordéons qui contiennent déjà le texte dans la page ne posent pas ce problème.

Du texte dans des images. Un titre ou une liste de services dessinés dans une image sont lisibles pour l’œil, pas pour un moteur de recherche, ni pour un lecteur d’écran.

Et une copie de travail laissée ouverte. Si la version de test du site est indexée, Google trouve deux sites identiques et doit deviner lequel montrer. Elle se protège par un mot de passe, et le site final s’ouvre aux moteurs de recherche le jour du lancement, pas avant.

Ce que la conception ne décide pas

Le contenu, d’abord. Google cherche la page qui répond le mieux à une question. Une page bien construite qui ne dit rien d’utile reste une page qui ne dit rien d’utile. Ce que vous écrivez, la façon dont vous répondez aux questions de vos clients et la régularité avec laquelle vous le faites pèsent plus que n’importe quel réglage.

La réputation, ensuite. Les liens d’autres sites vers le vôtre, les mentions de votre entreprise, vos avis : tout ça se construit dans la durée, en dehors du site.

Et la concurrence. Dans certains secteurs, dix entreprises sérieuses visent la même recherche. La conception vous met sur la ligne de départ, pas sur le podium.

Nous posons la base, et nous le disons franchement : la stratégie de contenu et la recherche de liens ne font pas partie de nos services. C’est le travail d’un spécialiste du référencement, et nous travaillons volontiers avec le vôtre.

Les idées reçues à laisser de côté

Le guide de démarrage de Google sur le référencement règle plusieurs croyances tenaces :

  • La balise « meta keywords » ne sert à rien : Google ne l’utilise pas.
  • Un mot-clé dans le nom de domaine ou dans l’adresse n’a presque aucun effet à lui seul.
  • La longueur d’un texte, à elle seule, ne compte pas pour le classement.
  • Le contenu en double ne vaut pas de pénalité, même s’il fait perdre du temps à Google.
  • L’ordre des titres sur la page n’a pas d’importance pour le moteur de recherche.

Ce dernier point mérite une précision. Pour Google, des titres dans le désordre ne changent rien. Pour une personne qui navigue avec un lecteur d’écran, ils changent tout : c’est par eux qu’elle saute d’une section à l’autre. Nous gardons donc un seul titre principal par page et une hiérarchie propre, pour l’accessibilité d’abord. Google en profite au passage.

Le même guide rappelle qu’il faut du temps. Certains changements se voient en quelques heures, d’autres en plusieurs mois, et il conseille d’attendre quelques semaines avant de juger d’un résultat. Méfiez-vous de quiconque vous promet une position dans Google : personne ne peut la garantir.

Ce que nous livrons dans chaque site

Sur chaque site que nous construisons, cette base est incluse d’office, comme la ceinture de sécurité dans une voiture : une structure de titres propre, des adresses lisibles, des titres et descriptions modifiables page par page, des données structurées, un plan du site pour Google, des redirections planifiées si le site en remplace un autre, et un site rapide et accessible. À la mise en ligne, le site est déclaré dans la Search Console, comme le décrit notre liste de vérification avant le lancement.

Vous voulez savoir où en est une page de votre site actuel? Notre audit SEO technique gratuit vérifie en quelques secondes ses titres, sa description, ses balises et ses données structurées. Pour un bilan complet du site, vitesse et accessibilité comprises, il y a l’audit de site web. Et si vous partez d’une page blanche, c’est le point de départ de nos sites WordPress.

Une question sur votre site?

Parlons de votre projet

Un article ne remplace pas un regard sur votre situation. Décrivez-nous votre site.